Étiquette : le 7 Juillet 1999 của Ông Michel Nguyễn-Phụng

Vĩnh Bảo trả lời thơ Reims, ngày 29-06-1999 Saigon, le 7 Juillet 1999 của Ông Michel Nguyễn-Phụng, Nguyên Giám Đốc và Sáng lập viên Trường Quốc Gia Âm Nhạc và Kịch Nghệ Sài gòn.

Vĩnh Bảo trả lời thơ Reims, ngày 29-06-1999 Saigon, le 7 Juillet 1999 của Ông Michel Nguyển-Phụng, Nguyên Giám Đốc và Sáng lập viên Trường Quốc Gia Âm Nhạc và Kịch Nghệ Sài gòn.
Cher Nguyển-Phụng,
Ta lettre du 29/6 m’est parvenue ce matin. Quelle joie à te lire, plus tes idées simples mais belles et profondes me sont sources de vie, tant que tu as compris du fond de l’âme mes efforts à chercher dans ce monde les raisons d’espérer et d’avancer. La destinée a été cruelle en me faisant naître en ce monde “terrifiant” et “impersonnel”. Merci de tes éloges. C’est la sincérité qui fait toute la valeur du compliment. Je n’ai jamais vécu moi-même. Ce que j’ai fait pour les élèves du Collège-Lycée COLETTE, sur le plan des relations humaines, ma suprême récompense n’est pas ce qu’il me permet de gagner. Ici, tous les jours s’écoulent tranquillement, mais un peu à l’envers. Je mesure à chaque instant le vide culturel qui m’entoure. Les nouveaux riches ignorants, incultes, impudents, arrogants sont le tort quotidien. Où est la culture Vietnamienne? Bien évidemment la vie m’accorde de menus plaisirs, des instants de ferveur, mais ses divertissements sont démunis de sens profond, rien n’est pas à la mesure de ce dont j’ai soif, rien de bien excitant. En apparence, tout est bon et affectueux, mais personne ne voit que tout m’est hostile. Je peins moins le monde extérieur que celui de l’intérieur. .
La politique c’est le temps perdu, l’occupation oiseuse des grands diseurs des riens je ne donne cette règle comme absolue – mais vraie en bien des circonstances. Depuis longtemps je n’ai ouvert un journal autres que magazines, revues scientifiques. Pourtant, comme la plupart des gens, je médite sur les événements de la journée et les soucis du lendemain, en souhaitant que le citoyen est toujours à l’abri du pouvoir injuste et arbitraire, et sera récompensé pour son travail en s’enorgueillissant de ses talents.
Mon Cher Nguyển-Phụng,
Ma lettre est assez longue, je me permets de m’arrêter ici. Lointain mais intacte, ma pensée est toujours près de Toi. Le souvenir des moments passionnants que nous avons passés ensemble à Saigon revivent toujours dans ma mémoire et le l’adore. Je t’embrasse fort contre mon cœur.
Vĩnh-Bảo