Catégorie : TIẾNG PHÁP

Trân Quang Hai, le grand maître du chant diphonique, est en ville!

Trân Quang Hai, le grand maître du chant diphonique, est en ville!

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En 1969, il « découvre » le chant diphonique grâce à un enregistrement sonore rapporté de Mongolie. Il s’émerveille. Sa curiosité l’emporte : il s’essaye, il s’acharne. Tout seul dans sa voiture, sous la douche, loin des voisins, il retrouve cette technique vocale millénaire qui permet de produire deux sons vocaux à la fois. Oui, oui, vous avez bien lu : deux notes avec sa seule et unique voix.

Depuis plus de trente ans, il est devenu le spécialiste mondial du chant diphonique.

Savant, fantaisiste, sympathique, joyeux, il a fait plusieurs fois tour du monde, invité à de nombreux festivals, colloques et symposiums. Il sait tout sur les chants de gorge de Mongolie, de Touva, du Tibet, du Nunavik, d’Afrique du Sud et d’ailleurs…

Docteur en ethnomusicologie, il est aussi simple qu’érudit, aussi touchant que surprenant, et vibrant autant qu’on peut l’être quand on fait vibrer deux notes à la fois!

Recherché par les chaînes de télévision et de radio, il aime aussi atteindre le grand public directement sur scène. Sa présence séduit et son art vocal étonne. Et vous ne l’avez pas encore entendu aux cuillères ou à la guimbarde! Attachez vos tuques ! Il est époustouflant.

Il cumule des talents de musicien, de chanteur, de communicateur, de chercheur et de pédagogue.

De passage à Montréal à l’invitation de son élève Bernard Dubreuil, il va donner deux ateliers à ne surtout pas rater !

Samedi 25 mai (débutants)
10:00-16:30
Le Belgo, studio 310, 372 Ste Catherine Ouest, Montréal

Dimanche 26 mai (avancés)
10:00-16:30
410 rue St Nicolas, suite 200 (coin St-Paul ouest)
dans le Vieux Montréal, (métro Place d’Armes)

À des milliers et des milliers de gens, du Brésil aux États-Unis en passant par l’Europe et l’Asie, il a montré que le chant diphonique était une technique vocale facile à acquérir, développant la voix, le souffle, l’oreille et même la bonne humeur!

Contact : Bernard Dubreuil, 514 285-2050, info@chantdegorge.com

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Atelier pour les débutants, samedi 25 mai.
Le Belgo, studio 310, 372 St Catherine ouest,
10:00-16:30, Montréal.
Paiement sur place : 80$ cash par personne.

Tran Quang Hai présente d’abord les différentes formes de chants diphoniques dans le monde : Touva, Mongolie, Tibet, femmes Inuit, femmes Xhosa, etc. Il fait entendre des extraits tirés du livret CD Les voix du monde, qu’il a préparé avec Hugo Zemp, Bernard Lortat-Jacob et d’autres de ses collègues du CNRS, publié en 1996. Une très belle anthologie !

Il explique ce que sont les harmoniques et donne plusieurs exemples d’instruments de musique avec lesquels on utilise uniquement des harmoniques pour faire des mélodies : guimbarde, didgeridoo, etc. Son numéro de guimbarde est étonnant!

Il montre bien qu’il y a des harmoniques dans tous les sons musicaux … et donc aussi dans la voix.

Oui mais :
1) comment les amplifier pour qu’on puisse bien les entendre ?
2) et comment les faire varier pour qu’on puisse produire des mélodies ?

Tout l’atelier va servir de réponse à ces deux questions de fond.

Le matin

Le matin Tran Quang Hai fait faire toutes sortes d’exercices pour délier le corps, la langue, les lèvres, le larynx etc., qui vont servir à préparer la voix pour l’amplification des harmoniques. Tout le travail du matin porte sur les différentes manières de provoquer cette amplification tant recherchée, si étonnante dans la voix des nomades chanteurs de Touva et de Mongolie.

À la fin de la matinée, tout le monde entend 3 à 7 harmoniques dans sa voix. À ce stade, elles sont présentes et audibles, mais pas encore bien distinctes. On a tendance à les faire entendre les uns après les autres, sans pouvoir s’arrêter volontairement sur tel harmonique plutôt que sur tel autre. On fait comme un  »slide » au trombone…

Mais on est prêt pour l’étape suivante : apprendre à les contrôler. C’est le travail de l’après midi.

L’après-midi

Après un repas pris rapidement dans le quartier (une heure de pause), l’atelier reprend par une série d’exercices pour bouger avec plus de précision sa langue ou ses lèvres, afin de mieux contrôler l’harmonique que l’on fait entendre. Beaucoup d’attention est portée à la posture et à la respiration.

Maître Tran Quang Hai va vous révéler ses secrets pour faciliter le contrôle, pour passer d’un harmonique à l’autre volontairement et non pas involontairement, comme on le fait le matin… C’est que sa vaste expérience est une ressource incomparable. Il a vu des milliers de gens avec des voix bien différentes… et il a trouvé ce qui convient à tous et à toutes.

Il vous montrera aussi que l’on peut chanter une note, faire varier les harmoniques de cette note, puis chanter une autre note et faire varier les harmoniques de cette note là. C’est beau comme tout! On à l’impression de partir en voyage… Toute une cascade d’arpèges. Ça vibre, ça chatouille la moelle, je vous dis pas le plaisir!

Parfois on chante ensemble, parfois il fait travailler les personnes présentes l’une après l’autre. Parfois il les fait travailler en couple. Je vais l’assister dans cette tâche pour que chacun puisse recevoir une attention individuelle.

Tout cela se fait dans la plus grande bonne humeur. Je ne sais pas comment il fait, mais il donne confiance à chacun !

Ne vous attendez pas à chanter  »À la claire fontaine » avec vos harmoniques à la fin de l’après-midi, ce serait trop en demander. Mais vous pourrez faire entendre un arpège et déjà vous étonner vous-mêmes !

Les trente dernières minutes seront consacrées à un petit concert auquel vous pourrez participer. Ce sera votre premier concert de chant diphonique !

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Atelier pour niveau avancé, Dimanche 26 mai.
410 rue St Nicolas, suite 200 (coin St-Paul ouest)
dans le Vieux Montréal, (métro Place d’Armes)
Paiement sur place : 80$ cash par personne.

Contenu

Vous avez déjà entendu des musiciens et chanteurs de Touva ( le groupe Huun Huur Tu ? Shu-de? Chirgilchin ?) ou de Mongolie (Tserendavaa ? Gambold ? Sunduï? ) ou des moines tibétains de passage à Montréal ( Monastère de Gyüto ? De Drepung Loseling?), bref vous êtes une des rares personnes à savoir que les notes chantées sont pleines d’harmoniques et que l’on peut amplifier ces harmoniques à volonté et faire varier pour produire des mélodies.

Si ça se trouve, vous avez déjà suivi un atelier avec moi et vous avez aimé ça ! Vous connaissez les styles de base, le Sygyt et le Karguiraa. En tout cas, ces  »sons quoi sont dans les sons » vous sont rentrés dans le cœur et dans le corps et … vous voulez aller plus loin. Ça tombe bien!

Vous vous êtes pratiqué un peu, beaucoup, mais tout seul, et tout seul c’est difficile et vous voulez un avis expérimenté, un petit boost, bref un conseil de Maître, donné avec attention et compassion. Vous tombez encore bien !

Le matin

Le matin Tran Quang Hai prend contact avec vos voix. Il établi avec vous vos atouts et vos objectifs :
Qu’est ce que vous voulez travailler en particulier ?
Est-ce que vous voulez être encore plus sélectif, plus précis, faire des harmoniques plus clairs ET plus sonores ( vous voulez la totale autrement dit…) ?
Est-ce surtout votre amplification que vous ne trouvez pas encore satisfaisante ?
Est-ce qu’il vous manque des harmoniques aiguës (du coté de H10, H12) sur certaines notes fondamentales ? Comment faire pour les  »attraper » ?
Est-ce que vous voulez travailler une mélodie particulière que vous avez trouvée sur un CD et que vous avez amenée avec vous ?
Est-ce que vous voulez travailler le Chylandyk, cette combinaison de Karguiraa (avec une sous-note basse) et de Sygyt (avec des harmoniques aigus) ?
Est-ce que vous voulez présenter une chanson sur laquelle vous avez déjà travaillé ?

Une fois fait ce tour d’horizon sonore, Haï vous lance dans une série d’exercices d’échauffement. Il personnalise au maximum ses interventions. Vous constatez avec lui que vos voix sont différentes. Vous voyez que sa pédagogie s’adapte à vos forces et à vos faiblesses.

En général, tout le monde veut avoir des harmoniques plus clairs et plus forts. Donc il commence par cela et passe une bonne partie de la matinée sur le sujet.

Quelques objectifs particuliers sont traités également. Et c’est au bénéfice de tous.

Après une pause-repas d’une heure, l’atelier reprend.

Après-midi

L’après-midi, après une nouvelle séance d’échauffements, de posture et de respiration, il joue une mélodie à la guimbarde et demande à tous les volontaires de la reproduire. Allez-y jetez vous à l’eau, vous êtes venus pour cela! Dès fois ça marche bien, des fois c’est plus difficile… Mais il est là pour vous guider. C’est l’exercice de base pour le niveau avancé : entendre et reproduire une mélodie. Cela peut être 4 notes de suite seulement, ou toute un phrasé, cela dépend du niveau d’avancement de chacun. En tout cas le décor est bien posé : vous amplifiez vos harmoniques pour faire de la musique avec. Pas pour épater la galerie, mais pour vous faire plaisir, pour être créatif, pour chanter avec des musiciens…

Quand chacun à eu son tour, il commente, il explique, il donne des exemples avec sa voix et il donne une synthèse des moyens à employer pour :
1) identifier les harmoniques de la mélodie à reproduire
2) la reproduire avec musicalité et avec cœur.

Ah, passer de la technique pure à la présentation artistique d’une pièce, c’est là tout l’art du Maître et c’est cet art dont vous voulez vous approcher. Comme je vous comprends. Je serai avec vous, prêt à prendre moi aussi une bonne leçon.

La fin de l’après-midi se passe à traiter les autres objectifs spécifiques énoncés le matin.

On discute et on réunit le matériel sonore pour un concert avec tous les volontaires et, hop, on termine par 30 minutes de concert dans lequel les progrès de chacun des participants, croyez moi, seront déjà sensibles.

C’est pas beau ça! Avouez que vous n’avez jamais suivi un atelier comme cela ! Eh bien justement, c’est l’occasion … et une occasion à ne pas rater!

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Projection du film « TRÂN VĂN KHÊ et le VIETNAM », réalisé par HÔ THUY TIÊN, au Centre MANDAPA, dimanche 30 octobre 2016, à 15h

KTS chup Tran Van Khe (21)

– Trân Văn Khê et le Vietnam, Film documentaire de Mme Hô Thủy Tiên, (durée 55’), à la mémoire du Prof. Trân Văn Khê, décédé le 24 juin 2015. Présenté par la réalisatrice entourée de M. Trân Quang Hải, de membres de la famille et d’amis. Ce film, réalisé en 25 années de tournage, raconte l’histoire et le parcours du Professeur Trân Văn Khê, et son amour infini pour son pays natal, sa musique et son peuple. Il le considérait comme son testament spirituel. Projection suivie d’un échange et d’un goûter.

Le dimanche 30 Octobre 2016, à 15h au Centre Mandapa, 6 rue Wurtz, 75013 Paris (métro GLACIÈRE – ligne 6). Entrée gratuite avec réservation car les places sont limitées .

Mystères des voix du monde (VF)

Mystères des voix du monde (VF)

Published on Dec 21, 2016

Le célèbre ethnomusicologue Trân Quang Hai nous invite avec humour à un extraordinaire tour du monde des timbres de voix. Un voyage initiatique en quelque sorte ! Il lève le voile sur les techniques de travestissement vocal des sorciers africains, sur le chant diphonique mongol ou encore sur la voix extrêmement grave des moines bouddhistes tibétains.
© Patrick Kersalé 2012

website: http://tranquanghai.info
blog: http://tranquanghai1944.wordpress.com
http://www.overtone.cc/profile/TRANQU…

VIETNAM :Variations sur sa musique traditionnelle par Trần Quang Hải avec la participation de Bạch Yến, film réalisé par Bùi Xuân Quang en 2009

VIETNAM : musique traditionnelle par Tran Quang Hai avec la participation de Bạch Yến

Ajoutée le 19 déc. 2016

En 2009, Bui Xuan Quang a réalisé pour Paris Vietnam Productions des Variations sur la musique vietnamienne par le musicologue TRAN QUANG HAI avec la voix de BACH YEN
Nguyen Van Dong est à la caméra, Blandine Brière a assuré le son.

TRAN QUANG HAI a participé au Festival A Voix Haute musique et chant à Bagnères de Bigorre, Hautes Pyrénées, 2008

Festival A Voix Haute
musique et chant à Bagnères de Bigorre, Hautes Pyrénées

A Voix Haute,affiche du festival,chant Bagnères pyrénées ACCUEIL A Voix Haute
édition 2005
édition 2006
édition 2007
A Voix Haute
édition 2008
Bagnères
Hautes Pyrénées

Petite histoire du festival

Tran Quang Hai, A Voix Haute Bagnères 2008

Tran Quang Hai,festival A Voix Haute,Bagnères Pyrénées  Tran Qhang Hai,festival A Voix Haute,Bagnères Pyrénées  Tran Qhang Hai,festival A Voix Haute,Bagnères Pyrénées

Tran Quang Hai est né au Vietnam, il arrive en France dans les années 60. D’une famille de musiciens depuis cinq générations, il joue d’une quinzaine d’instruments de musique, cithare à 16 cordes, vièle à 2 cordes, guimbardes, tambour, luth, cuillers…
Chercheur, il explore toutes les techniques de la voix. Il a porté avec lui, un ordinateur portable et il illustre son propos grâce à un logiciel qui matérialise à l’écran les sons et leurs harmoniques. Il montre ainsi que les sons aigus ont beaucoup moins d’harmoniques que les graves, et, il fait voir les différences de sons émis par le bel canto où la voix est retenue, le chant Sarde ou Corse, où la voix est projetée. Il illustre les différents placements de la voix, le rôle de l’articulation. Et, il en vient au chant diphonique. Le chant n’utilise pas seulement les cordes vocales, la voix peut faire jouer d’autres cartilages, d’autres muscles. Le son se module avec le souffle. Le chant diphonique relève du travail du souffle et de la maitrise des harmoniques. Tran Quang Hai explique que la voix diphonique sonne comme une guimbarde.
Il a avec lui toute une série de guimbardes venues de pays divers. Il va montrer leurs différences et leur similitude. Chaque guimbarde émet un son de base que l’on peut moduler en soufflant et en bougeant la langue. Suivra une démonstration avec des guimbardes européennes, vietnamiennes, etc… Tran Quang Hai se lancera ensuite dans une démonstration de jeu de cuillers absolument époustouflante. Enfin, il improvise un atelier de travaux pratiques sur le chant diphonique en faisant travailler un public subjugué et ravi, sur des voyelles.

Tran Quang Hai,festival A Voix Haute,Bagnères Pyrénées  Tran Qhang Hai,festival A Voix Haute,Bagnères Pyrénées  Tran Qhang Hai et Familha Artus,festival A Voix Haute,Bagnères Pyrénées
Les musiciens de Familha Artus assistaient au concert et ils ont souhaité faite une photo souvenir.

A Voix Haute,éditon -2005, édition-2006, édition -2007, édition-2008
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Festival A Voix Haute
musique et chant à Bagnères de Bigorre, Hautes Pyrénées

http://a.voix.haute.free.fr/Tran-Quang-Hai.html

Séance de dédicace du livre « NOUILLES d’ASIE » au Salon du livre d’Asie à la mairie de Paris 2ème, 6 novembre 2016

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Séance de dédicace du livre « NOUILLES d’ASIE » au Salon du livre d’Asie à la mairie de Paris 2ème, 6 novembre 2016

Buổi ra mắt sách « các thức ăn với bún Á châu » tại phòng triển lãm sách Á châu » ở Tòa thị chính Paris quận 2, 8 rue de la Banque, 75002 Paris, ngày 6 tháng 11, 2016

Book Signing « NOODLES of ASIA » at Asia Book Fair ,  Town Hall of Paris 75002, November 6, 2016

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Trân Minh Tâm et le bouquin « Nouilles d’Asie »

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Séance de dédidace des co auteurs (de gauche à droite Margot Zhang, Chihiro Masui et Trân Minh Tâm)

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Bạch Yến et le livre « Nouilles d’Asie »

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Margot Zhang , Chihiro Masui, Trân Minh Tâm en train de dédicacer leur livre

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Bạch Yến en train de regarder les auteurs du livre

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Trần Quang Hải avec les 3 auteurs du livre

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Trần Quang Hải et les 3 auteurs du livre (Margot Zhang, Chihiro Masui et Trân Minh Tâm)

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Bạch Yến et les 3 auteurs du livre (Margot Zhang, Chihiro Masui et Trân Minh Tâm)

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Trân Minh Tâm dédicace son livre « Nouilles d’Asie »

Journal LIBERATION / Stéphane LAGARDE :Tran Quang Hai, 52 ans, ethnomusicologue, est son propre cobaye pour ses recherches sur la voix. L’empire des sons.

Portrait

Tran Quang Hai, 52 ans, ethnomusicologue, est son propre cobaye pour ses recherches sur la voix. L’empire des sons.

Par Stéphane LAGARDE 10 octobre 1996 à 23:15

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Tout commence par un embouteillage. «Je chantais coincé sur le

périph’ lorsque, tout à coup, en prononçant la lettre L, j’ai entendu un sifflement. J’ai couru à la maison et je me suis enregistré.» Tran Quang Hai ­ Océan illuminant ­ n’a rien d’un illuminé. Pourtant, quand en 1971 il perce le mystère des voix mongoles, ses collègues chercheurs s’étonnent. La technique a de quoi surprendre: elle permet à l’interprète de produire deux sons en même temps à des niveaux différents.

Tran est depuis vingt-six ans son propre sujet de recherche. De concert en colloque, son chant enchante le monde entier. L’an passé, au Tuva, il a obtenu non sans fierté la carte de membre du Khoomei, distinction réservée aux chanteurs de gorge professionnels. «Si vous trouvez quelqu’un qui chante mieux que moi, dites-le, on fera un duo.» Passé maître du chant triphonique, Tran fredonne la Neuvième de Beethoven d’un seul souffle. Debout, le corps tendu, la tête en arrière, tout son être se met à vibrer. Un son échappe, venu de nulle part. C’est l’Hymne à la joie! Les visiteurs n’en reviennent pas: «Ce type est une chorale à lui tout seul!» Deux harmoniques sur une base fondamentale, soit trois voix en une seule gorge. Cela valait bien une médaille.

Dans son petit bureau saturé d’appareils de mesure, Tran ne participe guère au branle-bas qui agite le musée de l’Homme depuis la décision présidentielle de transférer certains objets au Louvre. Juste le temps pour un état des lieux furieux sur le manque de moyens, le manque d’envie d’un musée sans subventions. Les huit mille instruments de la réserve d’ethnomusicologie, recouverts de plastique, le désolent. Il plaisante en imitant le timbre métallique du synthétiseur. C’est lui qui doublait Nono le petit robot dans le dessin animé japonais des années 80. «Je dois mon talent au travail et à mes ancêtres.» Avec un arrière-arrière-grand-père musicien de cour, un grand-père joueur de luth et un père vice-président du Conseil international de musique à l’Unesco, on a la musique dans la peau. Sa fille chante à deux voix depuis l’âge de 5 ans. Auteur de plusieurs disques à la vièle chinoise, à la cithare vietnamienne ou encore à la vina indienne, il compose également pour le cinéma.

Les enregistrements qu’il archive au musée de l’Homme servent de base à sa recherche: «Je préfère le travail de bureau aux grands espaces.» Quand l’émission Envoyé spécial lui propose une semaine de tournage en Mongolie, il refuse. L’aventure est ailleurs. A Paris, par exemple, lorsqu’il expose ses cordes vocales aux rayons X pendant 10 minutes. La science réclame du concret, et la radiographie permet de constater directement les effets de son travail. Le résultat est probant (le Chant des harmoniques, un film plusieurs fois primé), mais pas sans danger. «C’est l’équivalent de 6 000 radios des poumons. Je sacrifie ma vie à mes recherches, heureusement Dieu est là.» Quand Tran chante, il ferme les yeux. Et il chante partout: en voiture, sous la douche, au bureau. Ses collègues admirent ce regard intérieur, «cette force de concentration que n’ont pas les Occidentaux».

Quand on lui parle de sérénité, il sourit. Se rallume une beedie, bredouille deux trois trucs sur les arts martiaux et reparle musique. Avec les années, sa voix est devenue plus grave. Il a commencé baryton, désormais il se consacre à l’étude du chant des moines tibétains. Le «O» de la prière, la fameuse harmonique n$10 qui demande tellement de travail et n’a rien à voir avec le «snobisme» des club de zen pour stressés occidentaux. Il en fait la preuve. Sur le sonographe, Tran voit sa voix, elle oscille entre 35 (très grave) et 2 000 Hz (aigu). Le «O» moyen est de 185 Hz, on est loin de l’harmonie universelle.

Hors du CNRS, le chercheur devient médecin. De gentil docteur Jekyll, il se transforme en un Mister Hyde doux rêveur. Tran veut changer la vie par le chant. Une voix dans tous ses éclats, utilisée jusqu’à l’accouchement sans douleur. A l’écouter, les problèmes conjugaux sont solvables dans l’air. Il conseille le «faux baiser de Rodin» aux couples en péril: les amants enlacés se font face, bouche à bouche. Pendant que l’un chante, l’autre remue les lèvres et produit la mélodie. Il s’amuse: «30% des disputes peuvent être résolus par cette méthode.» Il songe même à repeupler l’Europe.

Mais derrière le côté savant fou se dissimule l’humoriste. Physique d’opérette, ventre rond et grande bouche, il peut jouer Pop Corn avec n’importe quel instrument traditionnel. «Je suis le virtuose de la guimbarde, lance-t-il, fier de son effet. Je fais de la musique comme d’autres de la cuisine, en mélangeant les ingrédients.» Un opéra bouffe revendiqué sérieux. Avec des élèves du bac option musique, il monte un orchestre de 100 cuillères et décroche le titre de professeur au Conservatoire. La cuillère à café comme la louche deviennent de véritables instruments rythmiques et mélodiques. D’ailleurs la mélodie est partout, y compris dans les langues. Il en parle une dizaine, reproduit leurs intonations, parfois sans les comprendre. Car depuis l’en- fance, Tran jalouse les imitateurs. Il les connaît tous, de Le Luron à Leeb, en passant par «ce Canadien formidable qui imite 120 personnes dans son spectacle.» Modeste, il déclare: «Je ne peux pas chanter comme France Gall, mais j’arrive à reproduire les accents de l’opéra de Pékin.» Dans le bruit et la fureur du monde, Tran Quang Hai reprend le chant des autres avec enthousiasme. Son bras bat la mesure, il entonne Marinella de Tino Rossi, suivi d’un jodel des montagnes suisses. Les Voix du monde, une anthologie des expressions vocales à laquelle il a collaboré, sortira fin septembre.

Un vaste chant des possibles reste encore à explorer. Dans son laboratoire, Tran se met à rêver: «Mon prochain but, jusqu’à ma mort, c’est de chanter à quatre voix.» Il a bon espoir. Le petit homme sait que, comme le cygne, on ne meurt pas en chantant.

photo LAURENT MONLAÜ Tran Quang Hai en 6 dates 1944 Naissance à Linh Dông Xa, au Viêt-nam 1968 Intègre le départe-ment ethno-musicologie du musée de l’Homme 1984 Rencontre du chanteur mongol Sundui, qu’il considère comme son maître 1989 Sortie du film le Chant des harmoniques 1995 Président du jury d’un festival de chant au Tuva 1996 Reçoit la médaille de cristal du CNRS.

Stéphane LAGARDE

http://www.liberation.fr/portrait/1996/10/10/tran-quang-hai-52-ans-ethnomusicologue-est-son-propre-cobaye-pour-ses-recherches-sur-la-voix-l-empir_184494

Film TRAN VAN KHE et le VIETNAM , réalisé par HO THUY TIEN, sera projeté au Centre Mandapa, 30.10.2016, à 15h30

Trần Văn Khê passeur de musiques

Un film documentaire de Thuy Tiên HO

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– Tran Van Khé et le Vietnam, Film documentaire de Mme Ho Thuy Tien, (durée 55’), à la mémoire du Prof. Tran Van Khé, décédé le 24 juin 2015. Présenté par la réalisatrice entourée de M. Tran Quang Hai, de membres de la famille et d’amis. Ce film, réalisé en 25 années de tournage, raconte l’histoire et le parcours du Professeur Tran Van Khé, et son amour infini pour son pays natal, sa musique et son peuple. Il le considérait comme son testament spirituel. Projection suivie d’un échange et d’un goûter.

Le dimanche 30 Octobre 2016 à 15h30 au Centre Mandapa, 6 rue Wurtz, 75013 Paris (ligne 6 , station Glacière).
Entrée gratuite avec réservation selon les places disponibles (une centaine de places)

Réservation : Direction : Milena Salvini – 6, rue Wurtz – 75013 Paris – tél : 01 45 89 99 00 – reservations@centre-mandapa.fr

 

Thuy Tiên HÔ
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thuytien ho réalisatrice

Thuy Tiên HÔ a réalisé plus d’une vingtaine de documentaires de création. Ses films récents sont : Agent Orange une bombe à retardement,57′ (2013), Burkina Faso, une Révolution rectifiée, 52’ (2011), Une Révolution contagieuse : le Viêtnam d’HO Chi Minh, 52’ (2010) – Fratricide au Burkina Faso, 52’ (2007). Diff. France Ô, Public Sénat, Télé Suisse, Télé Canadienne. Elle a été primée pour les films : Santa, madame pêcheur, Festival de cinéma Vues d’Afrique (Montréal). Diff.TF1 – Doctoresse Quynh Hoa, Prime à la qualité du Centre National de la Cinématographie, Prix du Public du Festival de cinéma d’Epinay, Prix du Festival de Varna. Diff.TF1 – Argentine retrouvée, Prime à la qualité du Centre National de la Cinématographie. Diff.Planète

http://www.tranvankhe-lefilm.com/lequipe-2-2/

 
 
 

Trân Quang Hai, le grand maître du chant diphonique, est en ville!

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En 1969, il « découvre » le chant diphonique grâce à un enregistrement sonore rapporté de Mongolie. Il s’émerveille. Sa curiosité l’emporte : il s’essaye, il s’acharne. Tout seul dans sa voiture, sous la douche, loin des voisins, il retrouve cette technique vocale millénaire qui permet de produire deux sons vocaux à la fois. Oui, oui, vous avez bien lu : deux notes avec sa seule et unique voix.

Depuis plus de trente ans, il est devenu le spécialiste mondial du chant diphonique.

Savant, fantaisiste, sympathique, joyeux, il a fait plusieurs fois tour du monde, invité à de nombreux festivals, colloques et symposiums. Il sait tout sur les chants de gorge de Mongolie, de Touva, du Tibet, du Nunavik, d’Afrique du Sud et d’ailleurs…

Docteur en ethnomusicologie, il est aussi simple qu’érudit, aussi touchant que surprenant, et vibrant autant qu’on peut l’être quand on fait vibrer deux notes à la fois!

Recherché par les chaînes de télévision et de radio, il aime aussi atteindre le grand public directement sur scène. Sa présence séduit et son art vocal étonne. Et vous ne l’avez pas encore entendu aux cuillères ou à la guimbarde! Attachez vos tuques ! Il est époustouflant.

Il cumule des talents de musicien, de chanteur, de communicateur, de chercheur et de pédagogue.

De passage à Montréal à l’invitation de son élève Bernard Dubreuil, il va donner deux ateliers à ne surtout pas rater !

Samedi 25 mai (débutants)
10:00-16:30
Le Belgo, studio 310, 372 Ste Catherine Ouest, Montréal

Dimanche 26 mai (avancés)
10:00-16:30
410 rue St Nicolas, suite 200 (coin St-Paul ouest)
dans le Vieux Montréal, (métro Place d’Armes)

À des milliers et des milliers de gens, du Brésil aux États-Unis en passant par l’Europe et l’Asie, il a montré que le chant diphonique était une technique vocale facile à acquérir, développant la voix, le souffle, l’oreille et même la bonne humeur!

Contact : Bernard Dubreuil, 514 285-2050, info@chantdegorge.com

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Atelier pour les débutants, samedi 25 mai.
Le Belgo, studio 310, 372 St Catherine ouest,
10:00-16:30, Montréal.
Paiement sur place : 80$ cash par personne.

Tran Quang Hai présente d’abord les différentes formes de chants diphoniques dans le monde : Touva, Mongolie, Tibet, femmes Inuit, femmes Xhosa, etc. Il fait entendre des extraits tirés du livret CD Les voix du monde, qu’il a préparé avec Hugo Zemp, Bernard Lortat-Jacob et d’autres de ses collègues du CNRS, publié en 1996. Une très belle anthologie !

Il explique ce que sont les harmoniques et donne plusieurs exemples d’instruments de musique avec lesquels on utilise uniquement des harmoniques pour faire des mélodies : guimbarde, didgeridoo, etc. Son numéro de guimbarde est étonnant!

Il montre bien qu’il y a des harmoniques dans tous les sons musicaux … et donc aussi dans la voix.

Oui mais :
1) comment les amplifier pour qu’on puisse bien les entendre ?
2) et comment les faire varier pour qu’on puisse produire des mélodies ?

Tout l’atelier va servir de réponse à ces deux questions de fond.

Le matin

Le matin Tran Quang Hai fait faire toutes sortes d’exercices pour délier le corps, la langue, les lèvres, le larynx etc., qui vont servir à préparer la voix pour l’amplification des harmoniques. Tout le travail du matin porte sur les différentes manières de provoquer cette amplification tant recherchée, si étonnante dans la voix des nomades chanteurs de Touva et de Mongolie.

À la fin de la matinée, tout le monde entend 3 à 7 harmoniques dans sa voix. À ce stade, elles sont présentes et audibles, mais pas encore bien distinctes. On a tendance à les faire entendre les uns après les autres, sans pouvoir s’arrêter volontairement sur tel harmonique plutôt que sur tel autre. On fait comme un  »slide » au trombone…

Mais on est prêt pour l’étape suivante : apprendre à les contrôler. C’est le travail de l’après midi.

L’après-midi

Après un repas pris rapidement dans le quartier (une heure de pause), l’atelier reprend par une série d’exercices pour bouger avec plus de précision sa langue ou ses lèvres, afin de mieux contrôler l’harmonique que l’on fait entendre. Beaucoup d’attention est portée à la posture et à la respiration.

Maître Tran Quang Hai va vous révéler ses secrets pour faciliter le contrôle, pour passer d’un harmonique à l’autre volontairement et non pas involontairement, comme on le fait le matin… C’est que sa vaste expérience est une ressource incomparable. Il a vu des milliers de gens avec des voix bien différentes… et il a trouvé ce qui convient à tous et à toutes.

Il vous montrera aussi que l’on peut chanter une note, faire varier les harmoniques de cette note, puis chanter une autre note et faire varier les harmoniques de cette note là. C’est beau comme tout! On à l’impression de partir en voyage… Toute une cascade d’arpèges. Ça vibre, ça chatouille la moelle, je vous dis pas le plaisir!

Parfois on chante ensemble, parfois il fait travailler les personnes présentes l’une après l’autre. Parfois il les fait travailler en couple. Je vais l’assister dans cette tâche pour que chacun puisse recevoir une attention individuelle.

Tout cela se fait dans la plus grande bonne humeur. Je ne sais pas comment il fait, mais il donne confiance à chacun !

Ne vous attendez pas à chanter  »À la claire fontaine » avec vos harmoniques à la fin de l’après-midi, ce serait trop en demander. Mais vous pourrez faire entendre un arpège et déjà vous étonner vous-mêmes !

Les trente dernières minutes seront consacrées à un petit concert auquel vous pourrez participer. Ce sera votre premier concert de chant diphonique !

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Atelier pour niveau avancé, Dimanche 26 mai.
410 rue St Nicolas, suite 200 (coin St-Paul ouest)
dans le Vieux Montréal, (métro Place d’Armes)
Paiement sur place : 80$ cash par personne.

Contenu

Vous avez déjà entendu des musiciens et chanteurs de Touva ( le groupe Huun Huur Tu ? Shu-de? Chirgilchin ?) ou de Mongolie (Tserendavaa ? Gambold ? Sunduï? ) ou des moines tibétains de passage à Montréal ( Monastère de Gyüto ? De Drepung Loseling?), bref vous êtes une des rares personnes à savoir que les notes chantées sont pleines d’harmoniques et que l’on peut amplifier ces harmoniques à volonté et faire varier pour produire des mélodies.

Si ça se trouve, vous avez déjà suivi un atelier avec moi et vous avez aimé ça ! Vous connaissez les styles de base, le Sygyt et le Karguiraa. En tout cas, ces  »sons quoi sont dans les sons » vous sont rentrés dans le cœur et dans le corps et … vous voulez aller plus loin. Ça tombe bien!

Vous vous êtes pratiqué un peu, beaucoup, mais tout seul, et tout seul c’est difficile et vous voulez un avis expérimenté, un petit boost, bref un conseil de Maître, donné avec attention et compassion. Vous tombez encore bien !

Le matin

Le matin Tran Quang Hai prend contact avec vos voix. Il établi avec vous vos atouts et vos objectifs :
Qu’est ce que vous voulez travailler en particulier ?
Est-ce que vous voulez être encore plus sélectif, plus précis, faire des harmoniques plus clairs ET plus sonores ( vous voulez la totale autrement dit…) ?
Est-ce surtout votre amplification que vous ne trouvez pas encore satisfaisante ?
Est-ce qu’il vous manque des harmoniques aiguës (du coté de H10, H12) sur certaines notes fondamentales ? Comment faire pour les  »attraper » ?
Est-ce que vous voulez travailler une mélodie particulière que vous avez trouvée sur un CD et que vous avez amenée avec vous ?
Est-ce que vous voulez travailler le Chylandyk, cette combinaison de Karguiraa (avec une sous-note basse) et de Sygyt (avec des harmoniques aigus) ?
Est-ce que vous voulez présenter une chanson sur laquelle vous avez déjà travaillé ?

Une fois fait ce tour d’horizon sonore, Haï vous lance dans une série d’exercices d’échauffement. Il personnalise au maximum ses interventions. Vous constatez avec lui que vos voix sont différentes. Vous voyez que sa pédagogie s’adapte à vos forces et à vos faiblesses.

En général, tout le monde veut avoir des harmoniques plus clairs et plus forts. Donc il commence par cela et passe une bonne partie de la matinée sur le sujet.

Quelques objectifs particuliers sont traités également. Et c’est au bénéfice de tous.

Après une pause-repas d’une heure, l’atelier reprend.

Après-midi

L’après-midi, après une nouvelle séance d’échauffements, de posture et de respiration, il joue une mélodie à la guimbarde et demande à tous les volontaires de la reproduire. Allez-y jetez vous à l’eau, vous êtes venus pour cela! Dès fois ça marche bien, des fois c’est plus difficile… Mais il est là pour vous guider. C’est l’exercice de base pour le niveau avancé : entendre et reproduire une mélodie. Cela peut être 4 notes de suite seulement, ou toute un phrasé, cela dépend du niveau d’avancement de chacun. En tout cas le décor est bien posé : vous amplifiez vos harmoniques pour faire de la musique avec. Pas pour épater la galerie, mais pour vous faire plaisir, pour être créatif, pour chanter avec des musiciens…

Quand chacun à eu son tour, il commente, il explique, il donne des exemples avec sa voix et il donne une synthèse des moyens à employer pour :
1) identifier les harmoniques de la mélodie à reproduire
2) la reproduire avec musicalité et avec cœur.

Ah, passer de la technique pure à la présentation artistique d’une pièce, c’est là tout l’art du Maître et c’est cet art dont vous voulez vous approcher. Comme je vous comprends. Je serai avec vous, prêt à prendre moi aussi une bonne leçon.

La fin de l’après-midi se passe à traiter les autres objectifs spécifiques énoncés le matin.

On discute et on réunit le matériel sonore pour un concert avec tous les volontaires et, hop, on termine par 30 minutes de concert dans lequel les progrès de chacun des participants, croyez moi, seront déjà sensibles.

C’est pas beau ça! Avouez que vous n’avez jamais suivi un atelier comme cela ! Eh bien justement, c’est l’occasion … et une occasion à ne pas rater!

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