Catégorie : DISQUES ANCIENS MUSIQUE DU VIETNAM

AUDREY VIAULT : BnF GALLICA blog :Chants et musiques du Viêt Nam

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Chants et musiques du Viêt Nam

Escales sonores 0

Les collections sonores de la Bibliothèque nationale de France conservent de nombreux disques de musiques et chants asiatiques. Ses collections s’enrichissent aujourd’hui d’un ensemble de disques vietnamiens enregistrés dans les années 1940-1960. À cette occasion, Gallica vous propose une escale sonore au Viêt Nam et de (re)découvrir la culture musicale de ce pays.

Collections sonores : enregistrements vietnamiens
(Illustration : disque du label Viêt Nam, coté SD 78 25-26097)
  La Bibliothèque nationale de France conserve dans ses collections des enregistrements de musiques vietnamiennes, les plus anciens étant datés du tout début des années 1910. Qu’ils soient sur disques édités ou inédits, pressés par des labels occidentaux ou vietnamiens, ces enregistrements proposent un panorama intéressant des différents genres musicaux de la culture vietnamienne, reflets de la longue histoire, riche et mouvementée, de ce pays surnommé encore le « Dragon de l’Asie », ses frontières évoquant la silhouette de cet animal légendaire.

Le Viet Nâm : un pays au carrefour des peuples et des civilisations

Parti de la Chine méridionale pour parvenir jusqu’au delta du fleuve Rouge dans un premier temps, le peuple des « Viêts du Sud » n’occupera que très progressivement le territoire que l’on connaît aujourd’hui. Ayant été environ mille ans sous occupation ou protectorat chinois, le Viêt Nam est l’un des pays d’Asie dont la culture est historiquement la plus proche de celle chinoise. C’est sous la dynastie chinoise des Tang que ce pays sera appelé Annam, le « Sud pacifié », nom que l’Occident lui donnera très longtemps. Il faudra attendre le Xe siècle et l’affaiblissement du pouvoir central chinois pour que le Đại Việt (« Grand Viêt ») devienne un royaume indépendant, entreprenne sa « Marche vers le sud », le Nam Tiến, et qu’il conquière en quelques centaines d’années plusieurs territoires (tels que ceux du royaume « indien » de Champâ et de l’empire Khmer) qui formeront ses frontières actuelles. Mais cela sans perdre sa relation privilégiée avec la Chine, reconnue comme une puissance suzeraine.
Au début du XIXe siècle, sous la dynastie des Nguyên, et après des années de division entre nord et sud, le pays prend le nom de Viêt Nam. Jusqu’alors en bons termes avec la France, les relations des deux pays tournent au conflit lorsque que le Viêt Nam opère un repli et une fermeture au commerce étranger. En 1858, la France du Second Empire annexe le sud du pays et en fait une colonie appelée Cochinchine. Suite à la guerre franco-chinoise, la France s’empare également du nord du pays, le Tonkin. Les trois régions du Viêt Nam passent alors sous le statut de protectorat français : le Tonkin au nord, l’Annam au centre et la Cochinchine au sud, et sont intégrées à l’Indochine française en 1887. vn_ap564.jpeg
Cô hoai và kê’ : hát xâm (années 1910)
Chant de femmes et accompagnement d’instrument à cordes
(certainement un đàn bầu ou un đàn nhị) et de percussions
Le Hát xẩm est un type de musique populaire de la région nord du Viêt Nam.
Les thèmes de cette musique sont généralement des histoires populaires
vietnamiennes,souvent d’origine littéraire, telles que le conte de Kiều. 
Les chants en étaient souvent interprétés par des aveugles
Disque Ciné-phono Pathé AP-564
(disque destiné à être utilisé en synchronisation avec un appareil de projection de film)

Les premiers enregistrements de musique vietnamienne

Dès les premières années du XXe siècle, des maisons d’édition phonographique comme la Gramophone Compagny, la Victor Talking Machine Company ou encore Pathé commencent la collecte et l’édition d’enregistrements de musiques non occidentales. On peut écouter plusieurs de ces disques dans les collections de la BnF dont certains de musique vietnamienne.

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Bãi vḁng cổ hoài lang [chant de nostalgie]
Chant de jeune femme et accompagnement instrumental
Disque Victor 43531 (années 1920)
  Cette musique est à l’image de son pays : complexe et riche, fruit de la rencontre et coexistence de plusieurs cultures et de sa forte créativité.
Ses deux influences principales historiques sont la musique chinoise (modes, gamme pentatonique des « Cinq éléments de la nature ») et la musique indienne (variations rythmiques). Il naît une musique particulière à Huê, l’ancienne cité impériale, au centre du pays. Cette musique de cour (Nhã nhạc, la « musique élégante ») est écrite et parfaitement codifiée. Il existe aussi une culture musicale populaire, de tradition orale.
La musique vietnamienne regroupe ainsi plusieurs genres : la musique classique (Đại nhạc, la « grande musique »), héritée essentiellement de celle chinoise, la musique de cour et de cérémonie, la musique populaire (riche et variée, des différentes régions et nombreuses ethnies du pays), les musiques de théâtre, sans oublier la musique religieuse d’inspiration bouddhique. Il existe aussi une musique mixte, « d’amateurs », née à la fin du XIXe siècle, où s’entend notamment l’influence occidentale moderne. Sans oublier la « musique rouge » (Nhạc đỏ), la musique communiste, apparue au début du XXe siècle en réaction à l’occupation française, et qui s’oppose donc à une « musique dorée » (Nhạc vàng), très sentimentale et très appréciée par une partie de la population.

Cette richesse musicale s’incarne également dans la grande variété des instruments, hérités d’autres cultures ou parfois propres à la musique vietnamienne.
Elle doit aussi la beauté de ses chants, tour à tour gais, tendres, plaintifs ou mélancoliques, à la langue vietnamienne elle-même, usant de six tons différents et donc déjà par essence « mélodique », et à l’originalité de ses techniques vocales : l’une d’entre elles, est une technique de vibrato vocal sophistiqué appelé do hot (ou đổ hạt ; littéralement : « verser des grains de perles »), comparable au tahrir iranien ou au tana indien. Cette technique est caractéristique des voix des chanteuses professionnelles de la musique du « Ca trù » (poésie chantée de la région nord du Viêt Nam)

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Bản Xuan-Tinh : Dìa lấv Hếng bằng diền : Đờn theo điệu tài-tử ;
Bản Ngủ-Bối-Hạ : Dìa lấv Hếng bằng diền : Đờn theo điệu tài-tử

Disque Columbia GF 649 (années 1920-1930)

Tỳ bả. Tiếp theo
Có trống chầu / Cô Chu-Thị Năm túc Thuy-Vân
Disque Columbia GF 508 (années 1920-1930)
Le đàn tỳ bà, ou  tỳ bà, est une vièle à quatre cordes, très semblable au pipa chinois.
 

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Hát Nói. Xuân Khứ xuân Lai xuân Bât tân
Disque Victor 43469 (ca années 1920)
Le hát nói est une forme unique de poésie traditionnelle vietnamienne, née du ca trù (ou hát ả đào) .
Caractéristique du nord du Viêt Nam, cette musique séduisante (pouvant être dansée)
s’appuie sur un répertoire de chants de divertissement, cultuels ou de rivalité.
Les interprètes sont le plus souvent des jeunes femmes, souvent accompagnés d’un luth ou d’un tambour.
Depuis les années 1980, plusieurs artistes travaillent à en revitaliser le genre.
 

L’exposition coloniale internationale de 1931 : le Viêt Nam à Paris

Une autre série d’enregistrements est également d’un grand intérêt : les enregistrements réalisés lors de l’Exposition coloniale internationale de Paris de 1931. Ce contexte particulier donnera l’occasion au Musée de la Parole et du Geste (Institut de phonétique) d’obtenir la permission auprès du gouvernement français d’entreprendre, avec le soutien de la firme Pathé, l’enregistrement des traditions musicales de différents pays des colonies françaises. Sous la direction de l’historien d’art Philippe Stern, plus de vingt heures d’enregistrements seront produits : loin d’appartenir au registre d’un simple folklore « exotique », cette collecte musicale sera une pierre angulaire et fondatrice de l’histoire de l’ethnomusicologie. De nombreux artistes professionnels et amateurs seront enregistrés mais aussi photographiés durant leurs performances : sur ces clichés, on peut alors découvrir non seulement des visages mais également les instruments de musique traditionnels, et la façon dont ils sont joués par les musiciens. On trouve ainsi dans cette collection des disques de musique vietnamienne.   vn_dan_bau_1931.jpeg
Face A : Dao-Duyen et Han-Van. Face B : Huê Tinh
Nguyên Song, solo de cithare monocorde đàn bầu 
Disque AP-2657 (Exposition coloniale de 1931)
Le đàn bầu est un instrument spécifiquement vietnamien : une corde de soie est tendue
sur une caisse de résonance de bois dur ou de bambou.
Il est souvent utilisé pour des récits et des chants au rythme doux.

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Do-Dua : chant de bateliers
Nguyen Song, chant, orchestre Bat-Âm
Disque AP-2659 (Exposition coloniale de 1931)
Le hát đò đưa désigne plus précisément le chants des sampaniers.
C’est un chant du Centre du Viêt Nam, appartenant au genre des chants
(chants de travail) et plus spécifiquement des hò nước(chants sur l’eau).
Ce chant trouve son opposé dans le genre du chant lý, le chant d’amour, de nostalgie ou de divertissement.vn_expo_2_photo_orch.jpeg
Une photographie des musiciens vietnamiens de
l’Exposition coloniale internationale de Paris (1931)   vn_expo_2_photo_luth_dan_nhi.jpeg
Joueurs de vièle à deux cordes đàn nhị (ou đàn cò)
Exposition coloniale internationale de Paris (1931)

La musique sud-vietnamienne en temps de guerre

Les années 1930 marquent un tournant dans l’histoire du Viêt Nam : de nombreux soulèvements nationalistes, organisés par le Parti communiste indochinois dirigé par le futur Hô Chi Minh, sont sévèrement réprimés. Après la Seconde Guerre mondiale, le système colonial français ayant été démantelé par l’occupant japonais, le front nationaliste dirigé par Hô Chi Minh, le Viêt Minh, finit par prendre temporairement le pouvoir. Après de nombreux retournements de situation et négociations, ce conflit  aboutit fin 1946 à la guerre d’Indochine. Avec le soutien de la Chine, le Viet Minh prend l’avantage.
Le pays se trouve alors séparé en deux : les communistes au Nord (République démocratique du Viêt Nam), le gouvernement de l’empereur Bảo Đại au Sud. Après la défaite et le retrait des Français entériné par les accords de Genève de 1954, Bảo Đại amorce une proposition d’accord ayant comme objectif la réunification mais son premier ministre, Đình Diệm, s’y oppose, le renverse et proclame la République : les deux jeunes républiques deviennent des soeurs ennemies.

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Thanh Niên : « jeunesse », chant patriotique
Thằm Oánh, chant ; orchestre
Disque Oria 522 (1949)
Thanh niên Hành Khúc était l’hymne officiel du Sud-Viêt Nam de 1948 à 1975. S’ouvre alors à nouveau une longue période de conflit, d’instabilité et de grande violence. Pourtant, la musique vietnamienne et l’édition phonographique vont continuer de prospérer dans la partie sud du pays.
Dans les années 1920, les colons français avaient emporté avec eux des rythmes latins, et Saïgon, « la perle de l’Asie », dansait sur les rythmes du mambo, de la rumba, du cha-cha-cha ou encore du tango, les artistes vietnamiens les intégrant aussi à leurs compositions.
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Bức tâm thư : mambo boléro / Chiều hành quân : boléro
Phương Minh Phụng, comp. ;
Tuyết Nhung, chant  / Hùng Cường, chant
Hải-Son, dir. d’orchestre
Disque Tân Thanh 1021-1022 (fin des années 1950)
  À partir des années 1960, la présence dans le sud du pays de l’armée américaine, succédant à celle française, apporte de nouveaux rythmes aux artistes vietnamiens, qui s’en emparent et les adaptent à nouveau avec talent. En pleine guerre, Saïgon découvre les rythmes pop, soul et rock’n’roll – et même hawaïens, des tubes classiques du répertoire, et interprétés en vietnamien par des groupes locaux.
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Honolulu moon : hawaian rythms
Groupe instrumental vietnamien
Disque Oria 552 (années 1960)
  Cette nouvelle musique est appelée Nhạc vàng, la « musique dorée », ou Nhạc trẻ, la « musique de jeunes », et propose les thèmes traditionnels au genre : amours et jeunesse. Cette musique a certes comme objectif de divertir les troupes et la population locale, mais elle n’est pas sans arrière-pensée politique : un discours de soutien à la guerre en explique également la promotion. De nombreux groupes vietnamiens recevront la promotion financière de l’armée américaine.Certains registres de cette musique sont consacrés à la glorification de la patrie, sa beauté et à sa victoire prochaine.
Ces nouveaux rythmes venus d’Occident intègreront également des compositions plus traditionnelles et influenceront durablement la musique vietnamienne.

De nombreux labels locaux vont ainsi continuer à voir le jour dans le sud du pays, à partir des années 1950 et surtout dans les années 1960, surfant sur cet incroyable et étonnant essor de la musique et de sa diffusion : Viên Dông, Viet Nam, Tân-Thanh, Sơn ca, Viêt Thanh, Trường Sơn, Lam Sơn, ou bien encore Nghệ Sĩ.

 

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Tình lúa duyên trăng : mambo boléro
Hoài-An, aut.-comp. ; Ánh Tuyết, va ban Hoài-An, duo voc. ; Ban nhạc Hoàng-Trong
Disque Tân-Thanh 201-202 (années 1960)
  De très nombreux disques seront pressés pendant cette période, parfois sur des matériaux improbables et de toutes couleurs, la pénurie des ressources en temps de guerre obligeant à une certaine ingéniosité.
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Opéra populaire moderne. Nữ Chúa 1 Đêm : [Cải lương]
Trần-Hà, comp. ; Út Trà Ôn, Tấn Tài, Dũng Thanh Lâm, Bạch Tuyết, et al.,  interprètes
Disque Viêt Nam M 6852 (ca. 1968-69)
Le Cải lương est un théâtre rénové, encore très populaire aujourd’hui.
Né au XIIe siècle, il sera adapté au XIXe siècle, en intégrant à la tradition, la modernité et une certaine influence française.
Ce théâtre traite de thèmes historiques et contemporains. 
(On peut le retrouver sous forme de programmes télévisés fréquemment et il est apprécié encore de nos jours)
  La victoire des forces militaires communistes du Nord et la chute de Saïgon en 1975 marquent la fin de cette période musicale effrénée. Cette production phonographique sera presque systématiquement détruite, disques et matrices incluses : Saïgon « la perle d’Asie » est devenue « Saïgon la putain ». Hanoï « la prude » donne désormais le ton par un retour vers une musique beaucoup plus traditionnelle et surtout conforme aux valeurs du nouveau régime. L’ancien mode de vie est vu comme décadent : plus de deux millions d’artistes et civils fuient, emportant avec eux parfois quelques disques.
Un proportion relativement faible de ces éditions phonographiques a été sauvée, souvent en mauvais état, véritable trésor recherché par les collectionneurs et dont la Bibliothèque nationale de France conserve une trentaine de références.

Une nouvelle génération d’artistes

Cette période historique mouvementée est aussi celle qui voit l’épanouissement musical de grands artistes vietnamiens, nés entre les années 1910 et 1940, comme les célèbres compositeurs Đào Sĩ Chu, Phạm Duy Cẩn, Nguyễn Văn Cao, Nguyễn Thanh Tùng, Hoàng Trọng. Le compositeur Trịnh Công Sơn, surnommé le « Bob Dylan vietnamien » en raison de ses convictions et oeuvres musicales pacifistes, verra la diffusion de ses oeuvres interdite sous la république de Đình Diệm comme sous le régime d’Hanoï. Đào Sĩ Chu tient une position particulière parmi ces artistes vietnamiens. Né en 1911 au sein d’une famille d’intellectuels de Hanoï, il fera ses études en France et y retournera en 1949 pour y étudier la peinture. Reconnu dans cet art, il sera également un excellent compositeur, opérant une symbiose entre la musique occidentale des conservatoires et les couleurs de la musique vietnamienne : il signera un contrat avec la maison de disque Pathé pour laquelle il enregistra de nombreuses oeuvres patriotiques et romantiques.
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Cố-hương  [Pays natal]
Đâo-Sĩ-Chu, paroles et musique
Hoàng-Lan, chant et accompagnement instrumental
Disque Pathé PA 2854 (1952)
Lam-sỏn [marche]
Đâo-Sĩ-Chu, paroles et musique
Hoàng-Lan, chant et accompagnement instrumental
Disque Pathé PA 2855 (1952)
Lam Sơn : évocation des montagnes du nord du Vietnam, 
d’où la dynastie des Lý organisa la lutte contre les Ming au XVe s.
  Le compositeur Phạm Duy (1921-2013) est certainement l’un des compositeurs les plus emblématique et populaire du Viêt Nam. Ses oeuvres reflètent les évolutions politiques, sociales et artistiques de son pays, Phạm Duy fait entrer la musique de son pays dans la modernité, opérant une synthèse entre les anciens répertoires traditionnel et populaire et la nouvelle musique (tân nhac). Comme il le dira lui-même lors d’une interview donnée à la BBC en 1993 : « Je devais commencer ma création par des chansons véhiculant l’esprit du Viêt Nam, et de plus, avec les ingrédients du Viêt Nam ».
Il créera plus d’un millier de chansons évoquant les beautés de sa terre natale, mais aussi des chansons patriotiques et sentimentales. Il sera à l’origine de nombreuses traductions de chansons occidentales, rencontrant là aussi un franc succès. Devant fuir également son pays en 1975, il composera également des chansons pour ses compagnons d’exil.
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Tình Nghèo : dân ca (chanson populaire)
Phạm Duy , comp. / Mlle Thái Thanh, chant ;
Thang-Long, groupe voc. et instr. ; Võ Đức Thu, dir.
Disque Viêt Nam [sans réf] (ca. 1960) Ces compositeurs ont souvent offert à de nombreux artistes vocaux l’occasion d’être découverts et connaître une formidable carrière. On retiendra par exemple les chanteuses Thái Thanh, Út Bạch Lan, Lệ Thủy, ou Ngọc Cẩm, et leurs homologues masculins Út Trà Ôn, Trần văn Trạch, Ngọc Bảo et Nguyễn Hữu Thiết, dont les traits sont parfois immortalisés sur les étiquettes et pochettes des disques.

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Cuối đời
Út Trà Ôn, chant
Disque Trường Sơn [sans réf.] (ca. 1960)

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 ►  Hai bức thơ xuân (Deux poèmes de printemps)
Lê-Khanh, aut.-comp.
Thành Dược, Út Bạch Lan, duo vocal ;
Ba Dư, tranh (xylophone) ; Sáu Lời, guit. ; Ngọc Sáo, sao (flûte)
Disque Nghệ Sĩ 0004 (ca. 1960)vn_image_duo_vocal.jpg
Pochette du disque Nghệ Sĩ 0004 (ca. 1960)  

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Recto de la pochette d’un autre disque du label Lam Sơn
dont les titres sont interprétés par Út Bạch Lan et Phá Ca (ca 1960) Les disques conservés à la Bibliothèque nationale de France offrent donc l’occasion d’entendre de superbes interprétations d’oeuvres composées et interprétées par ces artistes vietnamiens, témoignant d’une singularité et d’une puissance créatrice vive, intégrant les caractéristiques intrinsèques de la musique vietnamienne « traditionnelle » et les apports réguliers de la musique occidentale moderne et contemporaine.

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Opéra populaire moderne – Áo Cưới Trước Cổng Chùa
[Cải lương]
Thanh-Huong, Bach-Huê, Kim-Anh, [et al.], chant ;
Năm Cơ, Bảy Bá, Văn Vĩ, ens. instr.
Album – Disques Lam Sơn (ca. 1960)

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Verso d’une des pochettes contenant les disques
de l’album des disques Lam Sơn (ca. 1960)

Pour aller plus loin

Quelques ressources documentaires

  • Les musiques du Vietnam d’hier à aujourd’hui. Entretien avec Trân Quang Hai, 2003. Consultable en ligne [dernière consultation : 12.11.2020].
  • L’incroyable rock, funk et soul 60 & 70’s du Vietnam. Jean Morel, Nova Planet, 2017. Consultable en ligne [dernière consultation : 12.11.2020].
  • « Trản văn Khê : La musique vietnamienne traditionnelle [compte-rendu] ». Văn Håo Lê. Bulletin de l’Ecole française d’Extrême-Orient. Tome 52 N°2, 1965. Consultable en ligne  [dernière consultation 12.11.2020]
  • « Le grand compositeur Phạm Duy s’est éteint laissant derrière lui une « oeuvre patrimoniale », François Guillemot, Indomémoires, 2013. [dernière consultation : 12.11.2020]

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