Jour : 30 janvier 2017

Akouna Farma, messager du royaume – Burkina Faso (VF)

Akouna Farma, messager du royaume – Burkina Faso (VF)

Published on Dec 21, 2016

Akouna Farma est un véritable auteur-compositeur-interprète traditionnel. Il vit dans le dernier petit royaume du Burkina Faso : le royaume gan. Handicapé par sa cécité, il n’a appris ni à lire ni à écrire. Sa connaissance, sa création, passent par l’oralité. Il se déplace seul avec sa harpe sur de longues distance à travers les pistes de brousse pour aller animer fêtes et cérémonies. Adulé dans tout le pays gan, sa présence est un gage de réussite des festivités. Si sa musique est imprégnée de la tradition ancienne, les paroles de ses chants puisent à la fois dans son vécu et dans les problématiques contemporaines, telles le SIDA et l’immigration. Le roi témoigne de l’importance de la musique dans toutes les activités profanes et religieuses de son royaume. Mais Akouna Farma n’est pas seulement harpiste…
© Patrick Kersalé 2012

Calabash friction drum / Tambour à friction en calebasse – Gan – Burkina Faso

Calabash friction drum / Tambour à friction en calebasse – Gan – Burkina Faso

Published on Jan 3, 2017

This calabash friction drum is called to.koloma.jara. The term is an association of three words: to – boiled cereals or tubers -, koloma – stick used to turn the to when cooked – and jara – lion.
The instrument consists of a large calabash commonly used as a kitchen receptacle and the koloma stick.
To play, the woman topples the calabash on the ground and then takes the koloma stick. She puts wood ash on the inside of the index finger or middle finger. She places the top of the finger on the calabash and then alternately rubs the inside of the second phalange with the stem. The result is a coarse sound to imitate the cry of the lion.
This noisy instrument is played to children when they are not wise, especially when they cry. They are told that jara will come and eat them!
@ Patrick Kersalé 2014

Ce tambour à friction en calebasse est appelé to.koloma.jara. Cer terme est une association est une association de trois mots : to — bouillie de céréales ou de tubercules —, koloma — baguette servant à tourner le to lors de sa cuisson — et jara — lion.
L’instrument est constitué d’une grande calebasse servant ordinairement de récipient de cuisine et de la baguette koloma.
Pour jouer, la femme renverse la calebasse sur le sol puis prend la baguette koloma. Elle met de la cendre de bois sur la face intérieure de l’index ou du majeur. Elle pose le dessus du doigt sur la calebasse puis on frotte alternativement l’intérieur de la deuxième phalange avec la tige. Il en résulte un son grossier sensé imiter le cri du lion.
Cet instrument bruiteur est joué aux enfants lorsqu’ils ne sont pas sages, notamment quand ils pleurent. On leur disant que jara va venir les manger !
@ Patrick Kersalé 2014

Pin Peat in Ang Chek Ang Chorm temple – Khmer – Cambodia

Pin Peat in Ang Chek Ang Chorm temple – Khmer – Cambodia

Published on Jan 3, 2017

ENGLISH
Facing the royal palace of Siem Reap, along the National Road 6 is a sanctuary containing two Buddha statues in the position of abhaya-mudrā, defined position of the hand representing the absence of fear, peace and security. They were discovered in the 1950s. They are considered as two sisters: Preah Ang Chek the eldest and Preah Ang Chorm the younger. There are many legendary and real stories around them. Popular belief sees them as representations of two Angkorian princesses!
Both statues are venerated by both Cambodians and Thais. Believers come here to influence the future of their lives (luck, money, health, work, child …). For this they pray, make requests, offerings of various natures sold behind the temple (Flowers, incense, perfume, light, fruits, various foods, money, music, liberation of sparrows …) and promises of new offerings in the temple if the first ones are granted.
Today popular belief regards these two entities as the protectors of the city of Siem Reap.
Another statue is found in the middle of National 6, under a large sacred tree. It is, according to the belief, Ya Tep. This entity is today considered as a Neak Ta, a protective tutelary entity. According to belief, it even helps in the prediction for the lottery! This statue looks like that called the « leprous king » originally on the eponymous terrace in Angkor Thom. But it’s actually Yama, the god of death. Today the original statue of Yama is at the National Museum of Cambodia in Phnom Penh and that in situ is made of cement.
The Pin Peat Orchestra plays every day of the year. Several teams of musicians take turns. Unlike the Pin Peat set of the Vat Bo pagoda (https://youtu.be/GVBND4o84m0) widely deployed, this one is reduced to its simpler expression: xylophone (roneat aek), gong chime (kong vong thom), barrel drum on support (sampho), pair of barrel drums (skor thom), oboe (sralai thom). Like the material offerings cited above, music is supposed to flatter the hearing of divinities and to give them pleasure. Daily, the Pin Peat ensemble is used in Buddhist pagodas, at the royal court to accompany the Ballet, in the shadow theater or the masked theater.

FRENCH
Face au palais royal de Siem Reap, le long de la Route Nationale 6 se trouvent un sanctuaire abritant deux statues de Bouddha en position d’abhaya-mudrā, position définie de la main représentant l’absence de peur, la paix et la sécurité. Elles ont été découvertes dans les années 1950. Elles sont considérées comme deux sœurs : Preah Ang Chek l’aînée et Preah Ang Chorm la cadette. Il existe autour d’elles nombres d’histoires légendaires et réelles. La croyance populaire les considère comme les représentations de deux princesses angkoriennes !
Ces deux statues représentent le Bouddha.
Ces deux statues sont vénérées à la fois par les Cambodgiens et les Thaïlandais. Les croyants viennent ici pour influencer de manière le futur de leur vie (chance, argent, santé, travail, enfant…). Pour cela, ils prient, font des requêtes, des offrandes de natures variées vendues derrière le tempe (fleurs, encens, parfum, lumière, fruits, nourritures diverses, argent, musique, libération de moineaux…) et des promesses de nouvelles offrandes dans le cas où les demandes seraient exaucées.
Aujourd’hui la croyance populaire considère ces deux entités comme les protectrices de la ville de Siem Reap.
Une autre statue sur trouve au beau milieu de la Nationale 6, sous un grand arbre sacré. Il s’agit, toujours selon la croyance, de Ya Tep. Cette entité est considérée aujourd’hui comme un Neak Ta, une entité tutélaire protectrice. Selon la croyance, elle aide même à la prédiction pour la loterie ! Cette statue ressemble à celle dite du « roi lépreux » originellement sur la terrasse éponyme à Angkor Thom qui est en réalité Yama, le dieu de la mort. Aujourd’hui la statue originale de Yama se trouve au Musée National du Cambodge à Phnom Penh et celle in situ est en ciment.
L’orchestre Pin Peat joue tous les jours de l’année. Plusieurs équipes de musiciens se relaient. Contrairement à l’ensemble Pin Peat de la pagode de Vat Bo (https://youtu.be/GVBND4o84m0) largement déployé, celui-ci est réduit à aa plus simple expression : petit xylophone roneat aek, grand carillon de gongs kong vong thom, tambour en tonneau sur support sampho, paire de grands tambours en tonneau skor thom, grand hautbois sralai thom. À l’instar des offrandes matérielles citées plus haut, la musique est censée flatter l’ouïe des divinités et leur procurer du plaisir. Au quotidien, le Pin Peat est utilisé dans les pagodes bouddhiques, à la cour royale pour accompagner le Ballet, dans le théâtre d’ombres ou encore le théâtre masqué.

ambodia

 

Pin peat ensemble – Khmer – Cambodia

Pin peat ensemble – Khmer – Cambodia

Published on Jan 2, 2017

The Pin Peat ensemble of Wat Bo pagoda (Siem Reap)
This sequence was filmed during the Pchum Ben festival in 2016.
This ensemble includes a roneat deik made of bronze. This element of the orchestra become rare.

L’ensemble Pin Peat de la pagode Vat Bo (Siem Reap)
Cette séquence a été tournée durant la fête de Pchum Ben en 2016.
Cet ensemble comporte un roneat deik à lames de bronze. Cet élément de l’orchestre est devenu rare.
Il convient de saluer ici les initiatives du Vénérable Pin Sem qui défend la culture du Cambodge dans ce qu’elle a de plus noble.

Pin peat during Pchum Ben festival in Wat Bo (Siem Reap)
© Patrick Kersalé 2017